Santiago de Chile & Valparaiso

Jeudi 12 Janvier / Jour 94 : El Chalten > Perito Moreno (la ville) > Villa La Angostura > Santiago – 1 470 km en Auto-stop + 1 000 km en bus

C’est le coeur gros que nous quittons la Patagonie et nos copains Mélissa et Pierre à El Chalten. Durant ces trois semaines en leur compagnie, nous n’avions pas fait d’auto-stop et donc pas mal dépensé dans les bus. Nous décidons alors d’entamer un long trajet en auto-stop pour rejoindre la capitale du Chili et retrouver, cette fois-ci, Maxime, un ami d’enfance de Solène qui habite à Santiago depuis des années.

Avec du recul, on se dit que l’auto-stop, c’est tout de même génial. On aura parcouru presque 1 500 km en deux jours, gratuitement, et ce en faisant des rencontres plus différentes les unes que les autres. Après être montés à l’arrière d’une camionnette en compagnie d’un fils d’une soixante dizaine d’années et de son père, nous avons été pris par quatre jeunes de Santiago, la vingtaine, étudiants en droit, dans un pick up dernier cri sur fond de musique Electro-Indie. Vous voyez le genre ? On a fini notre périple dans la voiture d’un couple très sympathique de Cordoba, la trentaine, avec qui nous avons partagé une bière artisanale dans la Cervecería Patagonia, brasserie huppée de Bariloche.

C’est à Villa La Angostura que nous nous sommes dit au revoir et que nous avons posé la tente. Ah Villa La Angostura, comme on se retrouve ! On vous a longuement parlé de ce petit village de la région des lacs car on l’adore et franchement, on a hésité à rester une nuit de plus mais pour une question de budget, nous ne pouvions pas nous le permettre. Enfin, c’est ce que nous pensions.

Flash anecdote / coup de gueule : Faire de l’auto-stop après trois semaines intenses en trekkings et en activités, c’était peut-être sous-estimer notre force mentale. On l’admet, on a craqué. Une fois déposés dans la ville de Perito Moreno pour y passer la nuit, nous avons du faire des vas et viens et du porte à porte pour trouver une auberge à petit prix. Le vent soufflait à des kilomètres à l’heure ce soir-là et en plus de la fatigue des neuf heures de route et des 13 kilos sur le dos, la faim commençait à se faire sentir. C’en est trop pour Solène qui balance son sac-à-dos dans la rue en hurlant « J’en peux plus ! ». S’ensuivent dix minutes de blasphèmes et de remise en question : « Franchement, c’est juste plus possible d’endurer ça. On n’a jamais de confort, on calcule nos moindres centimes pour tout, on est à bout de force physique et mentale, pourquoi s’infliger tout ça ? J’en ai marre, je veux rentrer ». Et c’est là que le couple prend tout son sens dans ce genre de voyage. Si Marc n’avait pas été là pour la faire relativiser et remonter la pente, elle serait peut-être déjà de retour en France à l’heure qu’il est. Suite à cet épisode, nous avons décidé de faire un article sur la réalité du voyage pour expliquer, notamment, que ce n’est pas tous les jours facile. C’est en cours. Mais rassurez-vous, depuis, tout va mieux. On nous avait prévenus qu’il y aurait des coups durs, le tout, c’est de savoir les surmonter. Après tout, n’est-ce pas là le but de ce voyage : atteindre ses limites et apprendre à les surpasser ?

La soeur de Solène et son mari, avec qui nous sommes très régulièrement en contact, ont bien flairé ce coup de mou et se sont dit qu’il était temps de sortir la carte Joker. Avant de partir, ils nous avaient offert une carte Joker à utiliser uniquement en cas de crise et qui nous donne accès à une très belle nuit d’hôtel pour recharger les batteries. C’est ainsi que nous avons pu profiter d’un superbe hôtel avec piscine où nous nous sommes prélassés toute l’après-midi. Un bien fou. Un grand merci encore à vous, Soizic et Johan !

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#SUPERMAN

Le lendemain nous décidons raisonnablement de prendre un bus de 17h jusqu’à Santiago du Chili.

Nous arrivons donc dans la capitale excités de retrouver nos vieilles habitudes de citadins d’une part, et de retrouver un ami d’enfance d’autre part. C’est une excellente semaine de repos et de vie citadine qui nous attend dans le luxueux appartement de Maxime. On ne va pas vous le cacher, nous n’avons pas fait grand chose dans la capitale. Nous avons opté pour une routine à base de dodo, papotage, fifa, boulangerie française (Eric Kayser est à Santiago pour notre plus grand bonheur), sushis, blog … Et que ça fait du bien. Il faut dire que nous arrivons en pleine période estivale et qu’il y fait une chaleur étouffante ; 40 degrés au bas mot. Qui plus est, Santiago est une véritable cuvette dans laquelle baigne un immense nuage de pollution permanent à tel point que les montagnes se perdent dans l’obscurité. Toutefois, nous avons quand même pris le soin de visiter quelques jolis quartiers sous les conseils avisés de notre copain :

  • Santa Lucia, la Plaza de Armas et ses tournois d’échec
  • Le quartier bobo branché de Lastarria
  • Le quartier étudiant et vivant de Bellavista
  • Le sky Costanera et son centre commercial animé

Nous profitons d’un pied à terre à Santiago pour faire un aller-retour dans la célèbre ville portuaire de Valparaiso. On nous en avait tellement parlé qu’on ne pouvait pas passer à côté. Effectivement, cette ville ne peut laisser quiconque de marbre. C’est la jungle à peine sortis du bus. Des mini-bus collectifs arpentent les rues à toute allure et c’est limite si on doit sauter dedans pour en avoir un. On en passe les odeurs d’ordures et l’insalubrité des trottoirs. C’est le prix à payer avant de déguster un délicieux Ceviche et d’atteindre les jolies hauteurs de la ville.

Là-haut, c’est un autre monde : des maisons de toutes les couleurs s’empilent les unes sur les autres et habillent le paysage. Il suffit de monter un escalier aux milles couleurs pour atteindre les petites ruelles pleines de charme, de couleurs, d’artistes, de décorations plus improbables les unes que les autres, de peintures et de cafés branchouilles.

On sent ce riche passé historique et c’est un vrai plaisir de s’y balader. Bon après, pour être honnête, une journée nous aura suffi. Nous sommes contents de retrouver le calme et la propreté du quartier de Maxime que nous remercions encore pour l’accueil.

Nous lui disons « à bientôt » puisque nous avons pris la décision de le retrouver au Mexique pour fêter son futur mariage le jour j. Nous sommes tout excités à l’idée de visiter une partie de ce pays pour l’occasion.

Quant à la suite de nos aventures, elles se déroulent bien loin de la capitale au nord du Chili à la découverte du désert d’Atacama.

À suivre…

So & Marc


Une réflexion sur “Santiago de Chile & Valparaiso

  1. 18.02.17.
    Hello !!
    Très contente d’apprendre que vous retrouviez un ami français à Santiago.
    J’avoue avoir un petit penchant pour ces photos qui fixent des moments de vie, d’animation, toutes ces traces que laissent l’activité humaine, y compris les constructions colorées à l’extrême où se mêlent passé et modernité. Et puis, ce foisonnement qu’aucune règle vient maîtriser, laisse à penser que les Chiliens débordent pas mal d’énergie.
    Pour le coup de blues, je m’y attendais aussi, après quatre mois environ de vie très sportive et aventureuse.
    Je vous félicite d’avoir résisté au choc des limites.
    De gros bisousss,
    Yrmum89

    Aimé par 1 personne

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