Les papillons dans le ventre aux Chutes d’Iguaçu, Argentine

Jour 22 : Paraty, Brazil > Puerto de Iguazu, Argentina – 2h d’avion

Ça y est, nous finissons le chapitre du Brésil pour commencer celui de l’Argentine sans avoir le cœur lourd, non, car nous sommes plus qu’excités à l’idée de découvrir ce pays qui nous fait rêver depuis de nombreuses années. Déjà parce qu’on y parle espagnol et qu’on a pas fait tous ces efforts d’apprentissage pré-voyage pour rien, mais aussi parce que ces images de tour de mondistes – en trek dans les montagnes de la cordillère des Andes, en plein désert, au nord ou dans la région des lacs au sud, dansant aux éclats dans la capitale ou encore s’émerveillant, bouche bée, par la beauté glaciale de la Patagonie – nous ont mis des frissons à une époque où nous avions pour seul décor le fond d’écran de notre ordinateur d’entreprise.

Nous voilà donc on the air again (grâce à des prix plus attractifs que le bus – c’est rare), en direction de l’une des plus grandes merveilles naturelles au monde, située au milieu de la forêt tropicale, à la frontière entre le Brésil et l’Argentine : les chutes d’Iguaçu. Il est possible de les observer des deux côtés de la frontière. Nous avons fait le choix d’assister à ce spectacle depuis l’argentine qui est selon de nombreux avis le côté le plus fort en terme d’émotion et de paysage.  

Flash anecdote : qui dit prix d’avion attractifs dit aussi arrivée tardive à destination et qui dit arrivée tardive à destination dit aussi galères en perspective. En effet, après avoir atterri côté brésilien, il nous fallait un moyen de transport pour rejoindre notre logement de l’autre côté de la frontière. On nous dit qu’un bus peut nous y amener. Chouette ! Après trente bonnes minutes d’attente, le bus arrive. Vingt minutes plus tard, Solène : « Marc tu ne trouves pas ça bizarre que tout le monde parle portugais dans ce bus. T’es sur qu’il va côté Argentin ? »  

Bingo, ce bus n’allait pas du tout de l’autre côté de la frontière. Ni une ni deux, nous descendons au prochain arrêt et nous voilà au bord de la route en compagnie de trois autres français (rencontrés à l’aéroport de Rio), dans l’obscurité totale. A cette heure là, plus de bus évidemment. Nous n’avons d’autres choix que de marcher et sur la route, oui, car il n’y a pas de trottoirs et nous sommes un peu au milieu de nul part, donc pas le courage de nous aventurer dans la pampa. Quelques stress, plusieurs coups de Klaxons et trente minutes plus tard, nous apercevons la douane. Halleluhia, nous passons enfin la frontière Argentine ! Les douaniers ou premiers argentins rencontrés sont adorables et nous comprenons quasiment tout ce qu’ils nous disent. Ouf, quel soulagement et quelle sensation agréable de comprendre enfin la langue du pays !

Bref, après tant d’émotions, nous n’allions pas nous contenter d’une bonne nuit de sommeil. Non! L’Argentine est réputée pour sa bonne viande rouge, n’est-ce pas? Alors, nous nous empressons d’aller vérifier cette information dès le premier soir. Et bien oui, nous confirmons. La carne Argentine est une pure merveille si tendre et goûteuse qu’elle se suffit à elle-même. Enfin presque…accompagnée d’une bouteille verre de vin argentin de la fameuse région viticole de Mendoza, c’est encore mieux. Ahlala… A peine arrivés sur le territoire Argentin que nous sentons déjà le coup de cœur venir. 

On en profite pour faire une petite pause gastronomique avec des photos de nos premiers empanadas (chaussons fourrés à la viande) et d’une boisson traditionnelle propre à l’Amérique du sud : le maté. C’est une infusion de feuilles de maté, riche en caféine au même titre que le thé ou le café et qui se boit avec une calebasse et une bombilla (voir photo). Tout le monde en boit ici !

Dès le lendemain, nous partons pour le « parce nacional de Iguacu » observer ces fameuses chutes dont tant de voyageurs nous ont déjà parlées. 

Dès l’entrée, on se croirait dans le parc du film « Jurassic Park » sauf que les dinosaures sont remplacés par des iguanes et des coatis (ou ragondins selon Solène…). Sous leurs airs de petits animaux domestiques tout mignons se cachent, et nous le découvrons bien plus tard sur notre chemin, des petits suceurs de sang.

Mais pas de panique, il y a aussi des milliers de jolies papillons colorés inoffensifs dans cette faune.

Quant à la flore et les chutes en elles-mêmes … Et bien waouh … On en a, pour le coup, des papillons dans le ventre rien que d’y repenser. Le suspens vous tient en haleine dès l’arrivée dans le parc car il faut attendre quinze bonnes minutes de petit train et vingt bonnes minutes de marche sur un ponton interminable qui traverse la rivière rio iguazu, avant d’arriver à la célèbre Garganta del Diablo (ou les Gorges du Diable).

Et là, c’est le souffle coupé que nous tombons nez à nez sur ces premières chutes, vue du haut. Ce n’est pas juste une vue qui nous touche, et d’ailleurs nous défions quiconque de faire une photo qui pourra retranscrire à la perfection ce que nous voyons où ce que nous ressentons. En effet, c’est plus que ça, c’est cette combinaison de hauteur vertigineuse, de courant violant et de son assourdissant résultant de la puissance de ces trombes d’eau qui nous laisse sans voix. Et le spectacle ne s’arrête pas là puisqu’il continue tout une demie-journée encore via un parcours entre forêt et rivière pour explorer toutes les autres chutes, aussi bien du haut que du bas. 

Pour être honnête, les chutes d’Iguazu ont failli être raillées de notre itinéraire car nous avions peur de tomber sur un endroit hyper touristique à l’américaine. Et bien oui, c’est un endroit touristique à l’américaine. Mais face à une telle beauté de la nature, on peut vous assurer que vous oubliez tout ce qu’il y a autour de vous. Si vous pouvez, foncez ! Ce sont des souvenirs que nous ne sommes pas prêts d’oublier. 

Allez, dame nature, ce fut trop pour nous, on a besoin d’une pause. Direction la capitale, la pollution, la fête, et l’urbanisme !! Buenos Aires, on arrive. 

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Des bisous

So & Marc

Écoutez le son des chutes ici :


6 réflexions sur “Les papillons dans le ventre aux Chutes d’Iguaçu, Argentine

  1. C’est ici le « Paradis », selon moi, au milieu de cet état tout cotonneux et léger que sont ces chutes. Alors c’est vrai, sur les photos, il n’y a pas le son mais quelle sensation, on s’y croirait !!
    Alors, le vertige, non ?
    On comprend qu’après tant de beauté sauvage, vous ayez eu besoin d’un bon bain « d’urbanité » autour d’un bon repas.
    Allez, bonne continuation et un gros merci pour ces beaux partages !
    Bisoussss
    Yrmum89

    Aimé par 1 personne

  2. Quelle expérience vous avez vécu ! Je me demandais en lisant l’article si pour le temps passer aux chutes (et dans les environs) les prix sont élevés ou si ils restent « abordables » ?

    Merci pour tout ces articles, et pour ces photos à couper le souffle !

    Aimé par 1 personne

    1. Merci pour ton commentaire ☺ !!
      Alors en ce qui concerne des prix, ça va, ça reste abordable (l’entrée dans le parc des chutes est de 15/20 euros) Après dans les environs, l’Argentine reste un pays assez cher…(nous n’avons pas fait le coté bresilien, donc on ne peut pas t’aider sur ça).

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